L’avant propos de mon Mémoire

Je partage avec vous l’avant propos du mémoire que j’ai soutenu le 13 décembre 2017 en vue de ma certification de Coach Professionnel RNCP 2 :

Nous sommes le 29 juillet 1996, il est minuit et je m’endors lamentablement devant la télévision. J’étais pourtant décidé à regarder cette finale prometteuse des Jeux Olympiques du 400m avec Marie-José Pérec. Epuisé par six mois de backpacker en Amérique Latine d’où je rentrais l’après-midi-même, sans compter mes deux années d’expatriation en Angleterre, je me suis écroulé sur le canapé. Mauvais présage ?

Vont suivre neuf longs mois de recherche d’emploi où je n’arriverai pas à reprendre mes marques. Complètement décalé avec l’environnement que je croyais connaître si bien, je ne ‘reconnectais’ pas. Un étranger dans mon propre pays ? A priori non. Après deux ans et demi à avoir réellement été étranger chez les autres, je savais ce que c’était que d’être ‘étranger’ et je le vivais magnifiquement bien. Alors que m’arrivait-il ?

Impossible de le savoir ! Impatrié ? Choc Culturel Inversé ? Ces termes n’existaient même pas. Coaching ? Je n’en avais jamais entendu parler.

J’étais perdu. Il n’y avait personne autour de moi pour me comprendre, personne qui n’ait vécu d’expatriation. Il n’y avait pour ainsi dire pas d’Internet, pas de réseaux sociaux… J’étais devenu un ‘bizarre’. On ne s’intéressait pas à moi, à mes aventures ou à mes changements internes. Tout le monde souhaitait que je reste le Gilles d’avant. Cela ne m’allait pas et j’en souffrais profondément.

La solution à cette situation ? Repartir ! Puisque j’étais si bien là-bas, loin, loin de cette France qui ne comprend rien. Fallait-il que je sois éloigné de ma patrie pour rencontrer des Français qui me comprennent, que je comprends ?

Me voilà reparti. Cinq ans de plus en Angleterre, six mois de plaisir à ‘backpacker’ en Inde et au Népal et puis l’Afrique pour quatorze ans.

Je ne serais jamais rentré si mon épouse ne m’y avait pas contraint. Etrangement, cette fois-ci, mon impatriation s’est révélée facile, fluide. Un réel bonheur. Que s’est-il passé ? Qu’ai-je fait différemment ? Mes nombreuses recherches pour la rédaction de ce mémoire, ma réflexion sur le sujet m’ont permis d’y voir plus clair.

Mais le plus enthousiasmant est que je vois dans l’accompagnement des impatriés le cœur de ma future pratique de coach professionnel et peut-être même une vocation.

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